Le marché des antiquités au coeur de l'Histoire.

Le marché des antiquités au coeur de l'Histoire.

Le commerce des antiquités est l’un des rares commerces qui est intimement lié à l’Histoire, et dans notre cas, l’Histoire de France. C’est d’ailleurs ce qui fait sa plus grande richesse, ce qui cultive les plus grands passionnés. Le goût pour la décoration n’ayant cessé de croître et d’évoluer, le commerce des antiquité a ainsi évolué et fait émerger de véritables arts tel que l’ébénisterie.

Estampille et Maître ébéniste

Et comme tout évolution majeur sur la scène commerciale d’un pays, cet essor de la décoration auprès des plus riches, notamment auprès des familles royales, a engendré des évolutions d’ordre légale. C’est ainsi qu’au XVIIIème siècle, plus précisément en 1743, suite à la la promulgation des corporations que l’estampille apparut. Cette marque marque “frappée” sur un meuble par son fabricant devient la référence des ébénistes et menuisier pour identifier leur création. L’apposition des estampilles est légalisée par un édit royal en 1751.

Initialement, l’estampille était une façon simple de mesurer le flux d’ouvrages et de taxer les ébéniste compte tenu de la quantité et la qualité des pièces fabriquées. Il était donc obligatoire d’estampiller chaque pièce sous peine d’amende. Toutefois, les ébénistes nommés “Maître” profitaient de certains privilèges royaux ; ces derniers, les plus talentueux de leur cohorte, se voyaient dispensés de payer la taxe sur leurs ouvrages et donc de les estampiller systématiquement.

D’une certaine manière, acquérir une antiquité c’est donc acquérir un morceau d’Histoire. Cela ferait des antiquaires de véritables marchands d’Histoire. Toutefois, lorsque l’on décide donc d’acheter, ou même de vendre, des antiquités, il est important de cibler ce que l’on recherche. Soit on recherche des antiquités d’époque, soit on recherche des antiquités de style. Ce sont deux termes que vous entendrez très souvent : “époque” & “style”.

Époque & style

L’histoire du mobilier et des Arts Décoratifs s’inscrit donc au sein d’une succession de styles dont les caractéristiques techniques et décoratives sont bien distinctes. Certains styles présentent des similitudes mais offriront quelques chose de nouveau à son époque. Les styles de meuble primaires sont les style Gothique, présent du Moyen-Âge jusqu’au XVème siècle, et le style Renaissance, né en Italie et arrivé en France à la fin du XVème siècle jusqu’au XVIème siècle. C’est à partir du règne de Louis XIII que le style de mobilier français prendra racines.

Une antiquité dite “d’époque” est une antiquité (mobilier, bibelot, bijou…) qui appartient directement à une époque. Cela signifie qu’elle a été confectionné au cours de l’époque à laquelle elle apparient. À l’inverse, une antiquité dite de “style”, est une antiquité qui appartient indirectement à une époque. Cela signifie donc qu’elle a été confectionné à posteriori de l’époque à laquelle elle appartient.

Reste à définir les différentes époques auxquelles nous pouvons faire référence lorsque nous parlons du mobilier français. La première intuition est d’affilier ces époques aux différents régimes de France. En effet, jusque la fin du XIXème siècle, chacun des grands régimes de France a offert des innovation décoratives et stylistiques créant ainsi un nouveau style de mobilier.

Ainsi, du style Gothique à l’Art Déco, chacune des ces grandes périodes stylistiques offre des spécificités bien à elle que l’on va tenter de décrire dans un prochain article !

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